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     Les organisateurs et les animateurs de la soirée ont fait la fête avec

    150 convives originaires du même village. -  - Photo NR

La salle Roger-Avenet a accueilli une soirée originale. A l'initiative de

Virginia Macedo-Raguin (aidée de son mari, rare Français de la fête), de

Fatima Ferreira et de Lurdes Pereira, toutes trois originaires de Benlhevai, petit

village du nord du Portugal, 150 personnes issues de ce village ont été réunies pour

faire la fête comme au pays.

« A l'époque, rappelle Fatima, 5 à 6 hommes ont quitté notre village. Ils ont trouvé

du travail en Touraine et en région parisienne. Ils ont fait venir leurs familles un

peu plus tard. » Pour elle, ce fut la banlieue de Paris. Pour Virginia, c'était

Courçay. « Ceux qui ont suivi se sont naturellement dirigés vers l'une ou l'autre

destination, sachant qu'ils y trouveraient un accueil, poursuivent-elles. La plupart se

sont fixés sur ces deux pôles. Beaucoup d'entre nous sont maintenant nés en

France, mais tous sont allés au moins une fois au village. C'est notre lien. » La fête

a été entièrement portugaise : acras de morue et porto, feijaoda (sorte de cassoulet)

et fromage de brebis (ah ! un peu de camembert aussi). « Chaque famille a apporté

un dessert du pays : il y en a beaucoup trop ! » Le consul est venu les saluer.

Eduardo Susa, de Radio Portugal Tours, était là avec son épouse.

Antonio Pereira a décoré la salle. Rui et Guiola ont interprété des chants et des

danses du Portugal. C'était très joyeux.

                     Parution Journal "La Nouvelle République" le: 25/09/2010